La collecte des données des voyageurs

De nombreuses entreprises du secteur des transports sont concernées : transports de ville (métro, bus, vélo et voitures en libre-service), transports ferroviaires et transports aériens.

Ces éléments d’identification doivent respecter les droits des personnes, notamment le droit de rectification. En outre, elles ne peuvent être gardées indéfiniment. Les informations sur les usagers (nom, adresse, etc.) ne peuvent être gardées que 2 ans maximum après la fin de la relation commerciale dans un but commercial et statistique. Les usagers sont informés de leurs droits dans les points de délivrance des billets de transport mais aussi sur les formulaires d’abonnement.

Dans les transports en commun, les données collectées proviennent aussi des caméras de vidéo-surveillance. Ces systèmes qui permettent de prévenir les atteintes aux personnes et aux biens, mais aussi de réguler les flux de personne, doivent être utilisés conformément à la réglementation. Par exemple, l’accès aux images n’est possible que pour les personnes habilitées, les personnes filmées doivent en être informées correctement, et les images ne peuvent être conservées plus d’1 mois.

Géolocalisation des usagers : une opportunité encadrée

L’entreprise peut aussi collecter les données relatives aux déplacements des voyageurs grâce à l’utilisation d’une carte nominative à puce. La présentation de celle-ci aux bornes d’entrée et de sortie du réseau permet d’avoir une visibilité sur la date, l’heure mais aussi le trajet. Ces données ne sont pas anonymes puisque l’usager transmet ses informations bancaires pour avoir accès au service. Dans ce cadre, l’entreprise doit laisser la possibilité d’utiliser des titres de transport anonymes.

Ces données sont précieuses : elles permettent d’adapter les offres à la réalité du traffic. Cependant, ces informations ne doivent pas être conservées plus de 48h et doivent être anonymisées.

Mais les usagers ne sont pas les seuls à pouvoir être localisés puisque c’est aussi le cas des salariés, notamment les conducteurs. Si la localisation en temps réel des transports publics permet aux usagers de bénéficier d’une régulation adaptée, elle peut aussi permettre aux employeurs de vérifier l’effectivité du travail de ses employés. Le recours à un tel système est encadré puisque les employés doivent être informés de leurs droits et les données récoltées ne peuvent pas être conservées plus de 2 mois hormis certains cas.

 

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